Une nouvelle fois, un petit article récupéré sur le site de Femmexpat, qui m'a bien fait sourire, donc je partage. Article qui date de début juillet, et que je ne lis que maintenant... bah oui, même si j'suis tout le temps en vacances, j'ai pas le temps de lire moi !

Article pas complèment vrai dans notre situation à nous, mais pas totalement faux non plus, vu ce qu'on entend chez les copains, ah ah !

 

"Ca y est Femme Expat, te voilà en vacances en France pour quelques semaines ! T'as ramené des cadeaux pour tout le monde. [Ah non pas moi, pas sûre que ça plaise tant que ça les cadeaux chinois]. Les potes, la famille... Tu vas retrouver ta France à toi. Et puis, au détour d'un barbecue ou d'un apéro, arrive la phrase qui tue. Petite compilation de 10 phrases qui énervent les expats."

#1 Mais tu fais quoi de tes journées ?

Qui : A peu près tout le monde

Ton point de vue : Ben, en fait, tu apprends une nouvelle langue. Tu découvres une nouvelle culture. Et tu as plein de projets en tête ! Mais vu de loin, c’est vrai, ça se voit peut-être moins bien. Offre-leur une loupe ou un télescope !

#2 Tu ne restes vraiment pas longtemps…

Qui : Tous ceux que tu vas voir pendant les vacances. De Mamie Odette à ta copine Marion.

Ton point de vue : Toi, t’as juste l’impression de vivre un marathon pour réussir à voir tout le monde. Un mois en France entre la Normandie et la Gironde, c’est sûr, t’as pas trop le temps de poser tes valises. Mais au moins t’es passée les voir non ?

#3 De toute façon, c’est toi qui l’as voulu !

Qui : Ceux à qui tu confies tes états d’âme d’expat.

Ton point de vue : T’as choisi de partir, c’est vrai. Mais c’est pas une raison pour imaginer qu’en expat, la vie est un long fleuve tranquille. Un peu d’empathie et de compassion, ça n’a jamais tué personne ! L’expat, même mûrement réfléchie, n’est pas un sésame universel pour le bonheur absolu.

#4 Toi, ça va, tu peux te le permettre, t’es expat.

Qui : Ta copine Cécile ou l’oncle Robert, persuadés que les expats ont un pactole bien planqué dans leurs valises.

Ton point de vue : Comme t’as arrêté de bosser pour suivre chéri-bibi à l’autre bout du monde (ou inversement, mais dans seulement 10% des cas), vos revenus ont carrément baissé (et oui, le salaire de chéri-bibi ne couvre pas la perte du tien). Donc pour le pactole de l’expat, on repassera. Mais c’est sûr qu’en qualité de vie, on y gagne souvent !

#5 Ca va, t’as pas perdu l’habitude de faire la vaisselle ?

Qui : Ta belle-mère, en rigolant (enfin qui sait…)

Ton point de vue : En l’occurrence, toi tu vis dans un pays où tu n’as pas d’aide à la maison. Mais quand bien même, si tu as de l’aide, est-ce que tu t’en priverais juste pour éviter cette petite phrase assassine ? Profite ! Et la vaisselle, pendant les vacances en famille, c’est chacun son tour.

#6 Je ne vais pas pouvoir venir, tu comprends, c’est l’heure de la sieste du bébé là.

Qui : Tes copains jeunes parents.

Ton point de vue : Tu t’es levée à 4h du matin pour être à l’aéroport deux heures avant le décollage de ton avion long-courrier. Tu as ton – ou tes – enfant(s) dans les bras. Le petit n’a pas fermé l’œil pendant les six heures de vol. Il s’est endormi 20 minutes avant l’atterrissage. T’as donc dû le réveiller. T’as mis une heure à récupérer ta poussette à l’arrivée. Et il te manque la valise avec la brosse à dent de la grande. Shiva in the Air, c'est toi. Mais oui, tu comprends, c’est l’heure de la sieste. D’ailleurs, tu vas aller dormir un peu. Puisque c’est si compliqué de traverser Paris ou d’aller à l’autre bout du département…

Mais c’est toi qui l’a voulue, cette vie d’expat, rappelle-toi (#3) !

#7 Toi, t’es toujours en vacances de toute façon

Qui : Le vieux pote Nicolas, un peu jaloux de tes photos exotiques.

Ton point de vue : Oui, tu vis dans un pays au soleil, avec la plage au bout de la ligne de bus et t’es bronzée toute l’année. Mais c’est pas pour ça que c’est les vacances tous les jours ! Parce que monter ton projet pro à l’étranger, c’est enthousiasmant, certes. Par contre, c’est loin d’être reposant…

Mais ça, Nicolas n’arrive pas à l’imaginer (#1) !

#8 Allez, je te ressers. C’est pas tous les jours que tu manges ça !

Qui : Ceux qui te préparent un bon repas bien français.

Ton point de vue : Miam, de la bonne charcuterie, de la viande bleue, un magret de canard et un vrai plateau de fromages qui puent ! Mais là, vraiment, t’en peux plus. C’est pas parce que t’es partie vivre à l’étranger que ton estomac est devenu élastique. Donc non, tu ne finiras pas tous les plats sous prétexte que tu n’en manges plus tous les jours. Même si Air Machin ne compte pas le surpoids corporel entre l’aller et le retour pour tes vacances en France. Tu mettras plutôt quelques conserves dans tes valises (en faisant attention au poids… de ta valise !).

#9 Ha ça, c’est sûr, nous on ne parle que français !

Qui : Tous ceux qui ne parlent que français.

Ton point de vue : Et bien oui, il t’arrive de glisser des mots d’anglais ou d’espagnol dans tes phrases. Le syndrome Jean-Claude Van Damme, tu connais bien. Tes enfants sont bilingues ou trilingues. Mais vraiment, est-ce si pénible pour les autres ? Après tout, ça donne plutôt à tes visites un petit côté exotique.

#10 Ben oui, toi ça va, t’as du temps

Qui : Ta copine Nathalie qui rêve de s’inscrire dans une salle de sport. Ton cousin Sébastien qui cherche à caser un cours de yoga. Ou ta sœur Patricia qui se verrait bien faire de la peinture elle-aussi.

Ton point de vue : Note bien qu’en général, c’est la – ou le - même qui se demande ce que tu fais de tes journées (#1). Parce que, pour rien au monde, elle (ou lui) ne changerait de carrière. Et là, on ne parle même pas d’arrêter de bosser. Alors que t’aies le bonheur de prendre soin de toi, ou de te découvrir une passion, alors que t’es déjà en vacances toute l’année (#7), et que tu ne t’occupes même plus de ton ménage (#5), ça les agace un peu. Mais tout ce que t’as le sentiment d’avoir perdu, côté pro, ce que tu vis comme un sacrifice, ils n’en ont pas conscience.

Mais comment leur en vouloir ? La vie d’expat, il n’y a qu’en la vivant qu’on la connaît.

En plus, on la vit chacune à sa manière. Les raccourcis de la famille et des copains en France sur cette vie si loin d’eux (au propre et au figuré) sont des incontournables. Et pourtant, à chaque vacances, qu’est-ce qu’on est contentes de les voir !

 Oui, vivement cet hiver ! Si on rentre... tout dépendra de la fin de notre expatriation, juin 2018 ou plus tard...