Et pourquoi pas ?

Même si je n'ai strictement aucune idée de l'endroit où on va se retrouver après la Chine ! Sachant que de toute façon on ne le saura que quelques semaines avant le départ, comme beaucoup d'expats !

J'ai lu ce matin cet article sur Femmexpat et je m'y suis tellement reconnue (sauf qu'on n'a pas vadrouillé autant) que j'ai décidé de le partager :

Épisode 1 : « Une bombe au milieu de la cuisine » ou « comment le cours d’une vie nomade peut soudain basculer le temps de deux gorgées de vin ».

"Moi, Violette42 ans dont bientôt 17 années en vadrouille autour du globe qui paraissent représenter une vie entière, un cher mari, quatre chouettes enfants et un chat dont les lieux de naissance respectifs illustrent joliment nos nombreuses pérégrinations, je rentre l’autre soir d’un voyage professionnel, la fleur au fusil, le cœur léger. J’arrive à la maison, accueillie par mon cher et tendre époux. Tiens c’est étrange, il est déjà rentré ? Il est à peine 19h30 et il s’active dans la cuisine ? (deux événements rares et concomitants).

Mon bel Albert, 42 ans lui aussi et toutes ses dents, a l’air bizarre. Comme ému, presque gêné. Chéri, que se passe-t-il ? Et voilà qu’il lâche une bombe au beau milieu de notre cuisine milanaise : « Je vais quitter mon groupe en juin, plus de challenges excitants pour moi après l’Italie, ils m’ont proposé un départ négocié, j’ai dit oui ». Waouh. Ça c’est de la news. Attends chéri je pose ma valise-cabine pour attraper le verre de vin que tu vas vite-vite me verser là tout de suite. Je bois une bonne gorgée, allez, une deuxième… Je suis retournée, je ne sais plus quoi penser, plus quoi dire, faire, je… j’éclate de rire ! Ouf, ça libère. Puis je regarde Albert attentivement : il a l’air extrêmement soulagé.Heureux même. Rayonnant, en fait.

Explications sur le champ : « Il ne voyait pas bien où pouvait bien le mener son groupe après cette étape. Rien de follement excitant à l’horizon. Il vivait depuis plusieurs mois avec la fameuse angoisse de l’absence totale de visibilité de l’expat sur le next step et le spectre-inquiétant-du-retour-au-siège-à-un-poste-non-stratégique. Là au moins, après toutes ces années de bons et loyaux services chez Flashy&Co et de ballotement d’un pays à l’autre au gré des besoins corporate (ballotement qui nous a grandement ravis, certes), il n’a d’autre choix que de prendre son destin en mains. Adieu Flashy&Co. C’est rafraichissant. C’est même grisant. »

OK chéri, mon sang ne fait qu’un tour – des années d’expérimentation, du pragmatisme de haut vol, sept déménagements internationaux à mon actif – j’annonce derechef la couleur : « Alors on rentre à Paris fin juin». Faut être clair, le lycée français pour quatre marmots, quand c’est Flashy&Co qui régale, c’est nickel, mais sinon, c’est une bonne partie de mon salaire qui y passe ! Allez, on rentre en France. C’est chouette la France : l’école est gratuite ! Et puis… il y a le TGV, les croissants, nos parents (qui sont d’ailleurs les grands-parents de nos enfants, vous suivez mon idée ?!), les crêperies, la carte de famille nombreuse. Albert : « OK my love, top-là, on rentre à Paris. »

Attendez… on « RENTRE» ? Mais ça veut dire quoi en fait on « rentre », quand on n’est même pas parisienne soi-même ? Qu’on a certes vécu et démarré sa carrière à une époque lointaine dans cette belle capitale, mais qu’on y a passé moins de temps qu’à Miami ou même Mexico ? Quand nos enfants, eux, citoyens du monde et cumulant les passeports ont passé largement plus de temps dans les couloirs de CDG que sur les avenues de la capitale ? Que les copains parisiens de 1999 se sont eux aussi tous envolés depuis vers des contrées lointaines ou bien à la rigueur en province ? Qu’on a quitté les Francs et Jacques Chirac pour retrouver les Euros et François Hollande ?

 Allez, c’est décidé, on ne rentre pas à Paris mais… on « VA » à Paris ! La nouvelle expatriation de nos enfants (et la première de notre chat), la prochaine étape de notre vie de nomades des temps modernes ! On y va, on est fort, on y croit, l’AVENTURE CONTINUE !

A suivre…

Florence Malaud"

Si, si, Paris, ça serait super dépaysant aussi ! J'attends la suite de leur histoire avec impatience...

Prochain épisode Le 2ème effet Kiss Cool – ou « passés le verre de vin et l’euphorie aventurière, quelques vérités de circonstances reprennent inévitablement le dessus ».