Jamais je n'aurais cru pouvoir emmener Jérôme écouter, et regarder, un orchestre symphonique. C'est pourtant chose faite depuis vendredi soir. Quelques jours auparavant, je tombe sur une annonce dans Canton Accueil : "revends place de concert pour cause de départ ce soir-là"... je me dis "pourquoi pas ?", je me renseigne auprès de papa pour m'assurer que le déplacement en vaut la chandelle, j'envoie un mail à la personne qui tente de revendre ses places, et celle-ci me répond aussitôt que son annonce n'est plus d'actualité.

Dommage, c'était l'occasion de tester. Je jette tout de même un oeil sur le site de réservation, je vois qu'il reste 30 places, j'en parle à Jéjé qui réagit positivement (???). Allez, on le tente, on se pointe à la dernière minute et on avisera sur place.

C'est ce qu'on a fait, et on a pu constater qu'il restait bien une centaine de places en réalité, bien-sûr pas les plus abordables, mais on est fous non ? Alors on va jusqu'au bout. On n'a pas été décus. C'était bel et bien le vrai orchestre symphonique de la radio de Stuttgart, et l'acoustique était de très bonne qualité.

Situé au bord de la rivière des Perles, proche de la tour télé et de la tour IFC, l'opéra de Canton est ultra moderne. Il a été conçu par une architecte anglaise d'origine iraquienne (Zaha Hadid) et inauguré en 2010, il est donc tout récent. D'extérieur il ressemble à des galets d'acier et de verre :

 

Le design intérieur est assez impressionnant : flambant neuf, tout en or et en ondulations, parsemé de points lumineux telles des bulles de champagne... l'auditorium peut contenir 1800 spectateurs qui sont nettement plus respectueux que dans la rue... Pas de sièges déchiquetés comme dans les bus de la résidence !

P1170354P1170331

 

 

 

 

 

 

 P1170334P1170337

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons écouté trois oeuvres de : Richard Strauss, Francis Poulenc et Hector Berlioz.

Malgré une légère appréhension à l'arrivée (beaucoup de bruit comme d'habitude), le silence ou presque a laissé la place aux musiciens. Seulement deux portables ont sonné, quelques objets ont dégringolé à trois reprises d'on ne sait où, il y a eu quelques mouvements de sièges juste au moment où l'on essayait de reconnaître le timbre de l'unique instrument en action (pianissimo forcément, arrgh...), mais dans l'ensemble ça a été.

P1170351P1170340

 

 

 

 

 

 

 

 

 On a surtout apprécié la Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, oui, fantastique, tu avais raison papa.

On a fini avec un air de dessin animé, le chef d'orchestre actuel Stéphane Denève l'a annoncé en chinois donc on n'a rien compris (mais les Chinois eux se sont exclammés de joie) ; on pense que c'était la musique originale de "Mulan".

P1170350

Fin