Mercredi, il a fallu se lever plus tôt pour pouvoir assister à la danse du Barong célébrée dans le village du Batu Balan. Cette danse représente le combat du Bien contre le Mal. Le Barong est une créature mythique représentant le Bien sur terre. A l’opposé, la reine des Sorcières représente le mal. Les Balinais considèrent que le bien et le mal co-existent et de ce fait à l’issue du combat il n’y a pas de vainqueur. Où que nous allions, si nous assistons à une danse du Barong, nous verrons toujours la même histoire, lutte entre le Prince et la sorcière.

P1140783P1140781Le Barong

 

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La Reine des Sorcières

 

 En quittant Batu Balan, nous sommes passés devant un champ qui fait office de crématorium. En effet, à Bali les morts sont brûlés. Il y a deux sortes de crémations : directe et indirecte. Lors d’un décès, le cérémonial commence à l’identique dans les deux cas : en premier, contact du prêtre qui décidera de la meilleure date pour effectuer la crémation (cela peut aller jusqu’à un mois de délai. En attendant les corps sont recouverts d’une mixture faite à base de bois de santai). Avant la cérémonie proprement dite, les habitants du village aident la famille du défunt à constituer leurs offrandes (bananes, gâteaux, noix de coco, café… + 100 000 roupies). Puis la crémation a lieu. Les cendres sont jetées à la mer ; c’est l’occasion de purifier l’âme du défunt et de prier le dieu de la mer. Enfin, la famille se rend au pied du grand volcan et effectue des prières dans le temple situé à côté (par exemple le temple Besakih, le plus grand de l’île), envers le dieu du volcan. Dans le cas d’une crémation indirecte, le corps est d’abord enterré, puis ressorti du caveau 5 ans plus tard, en même temps que d'autres défunts. Le squelette est habillé avant d’être brûlé. L’avantage de cette deuxième « formule » est qu’elle revient beaucoup moins cher puisque les familles se regroupent pour effectuer les offrandes.

Après la danse du Barong, nous nous sommes rendus au marché traditionnel de Tabanan, où notre guide nous a fait goûter des pâtisseries. Nous ne nous sommes pas attardé car nous n’étions pas intéressés par les vêtements et autres gadgets, nous avons juste ramené l’apéritif.

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Nous avons ensuite pris le chemin vers Jatiluwih, où se trouve l’une des plus belles rizières de l’île, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous avons vu beaucoup de maisons en bord de route, et à chaque fois, mon attention s’est focalisée sur les petits temples adossés à l’habitation principale, c’est vrai qu’il y en a dans chaque habitation !

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La rizière est effectivement très belle.

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Nous avons pu nous y promener, pas facile d’y circuler ! Certains se sont retrouvés les pieds dans la boue…

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Le guide nous a expliqué que la culture du riz se faisait entièrement manuellement, afin de donner du travail au maximum de gens possible. Il y a trois récoltes par an, au bout de la quatrième ils plantent des légumes pour reposer la terre. Nous n’avons malheureusement pas vu les grains de riz, car pas encore poussé, ou déjà récoltés. Après la récolte ils mettent des canards qui mangent les grains tombés à terre ; d’une part cela nettoie, d’autre part cela nourrit les animaux, et ces derniers sont ensuite mangés à leur tour.

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Sur le retour le guide nous a expliqué que chaque jour une navette récupérait les denrées cultivées par les habitants afin de les vendre à Denpasar. Exemple avec cette cargaison d’œufs. Vu l'état des routes on se demande dans quel état ils arrivent à destination !

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Nous sommes rentrés plus tôt que prévu car nous en avions un peu assez de passer du temps dans la voiture. On ne s’attendait pas à une telle circulation ici ! Nous pensons que Bali a beaucoup changé ces dernières années.

Avant les années 80, les gens circulaient en vélo ou à cheval, puis, dans les années 90, en moto et en voiture. Apparemment, c’est depuis les années 2000 que la circulation s’est intensifiée, grâce notamment aux possibilités de crédit, et cela devient vraiment pénible. La faute à qui également ? aux touristes trop nombreux mais aussi aux locaux dont beaucoup vivent grâce aux étrangers… ce serait un beau gâchis tout de même si Bali devait perdre son identité à cause de l’invasion touristique à laquelle on assiste, c’est malheureusement ce qui semble se passer. Notre guide nous dit que déjà quelques villages perdent leur tradition de partage et d’entre-aide, les habitants sont de plus en plus individualistes, quel dommage.